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1er MAI : toute son histoire...
Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que le machinisme industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les journées de travail comportent souvent 15 à 16 heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel. Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines et les mines, des femmes sont employées au fond de la mine et à des travaux pénibles et insalubres. Les ouvriers n'ont pas le droit de s'organiser.
Le "droit de coalition" est seulement reconnu en 1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'à la première guerre mondiale, la population industrielle continue de croître constamment. Entre 1895 et 1914, le nombre d'ouvriers passe de 5 à 7 millions aux États-Unis, de 8 à 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3 à 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.
La révolte des "Canuts":

Le 21 novembre 1831 a lieu la première révolte des "Canuts" de Lyon qui occupent la ville au cri de "Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !". La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe et 150 canons pour réprimer "l'émeute". C'est à cette époque que le ministre français Casimir Périer déclarait: "Il faut que les ouvriers sachent bien qu'il n'y a pas de remède pour eux que la patience et la résignation !".
Le 14 février 1834, nouvelle insurrection des "Canuts". Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant 6 jours à 12.000 soldats.
Le manifeste de Marx et Engels:
En 1840 d'importantes grèves corporatives se déroulent en France. Le 22 février 1848 manifestation monstre à Paris et chute de la monarchie. Mise en place d'un gouvernement provisoire avec des démocrates et quelques socialistes. Le 23 juin 1848, insurrection des quartiers populaires de la capitale contre une seconde République dominée par la bourgeoisie. La répression sera terrible : des dizaines de milliers de travailleurs hommes, femmes, enfants, vieillards, massacrés, 25.000 arrestations, 15.000 déportés et emprisonnés.
Mais, 1848, c'est aussi l'année de la publication du "Manifeste communiste" de Karl Marx. En 1864, est créée la Première Internationale Ouvrière et dans les pays industriels, malgré des difficultés énormes, le syndicalisme commence à s'organiser.
La Commune:

Le 19 mars 1871, à la suite de la guerre franco-allemande de 1870, une révolte populaire éclate à Paris. La Commune de Paris est créée. Elle sera écrasée quelques semaines plus tard par l'alliance des bourgeoisies française et allemande avec Thiers et Bismarck. 25.000 travailleurs parisiens seront massacrés par les forces de répression, les cadavres seront brûlés, 38.500 arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnés à des peines allant jusqu'à 90 années de prison, 3.000 mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l'exil.
Durant les années 1873-1895 les crises continuent à provoquer des grèves violentes. En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 à Londres où les dockers arrêtent tout travail. En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs de la Ruhr. En France, où le sang coule à Decazeville en 1886. En 1886 également, en Belgique révoltes populaires et fusillades à Roux et publication du "Catéchisme du Peuple" d'Alfred Defuisseaux, ...
A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective d'éducation ouvrière : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d'éducation. En 1886, le Congrès National du Travail, aux États-Unis, marque sa volonté d'obtenir ce résultat.
Le Congrès de CHICAGO (1884):
Une loi de 1868, relative aux seuls travaux dirigés par l'État américain n'est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer à l'action. Le Congrès de Chicago de 1884 décide qu'à partir du 1er Mai (date du renouvellement des baux) de l'année 1886, ou bien les patrons accepteront la journée de 8 heures ou bien les ouvriers feront grève...

En 1886, plus de 5.000 grèves eurent lieu (avec un massacre sanglant de travailleurs à Chicago) et si le résultat ne fut pas obtenu partout aux États-Unis, du moins, la percée était-elle faite. C'est l'origine des Manifestations du Ier Mai.
En 1889, le Congrès socialiste international décide que dans tous les pays, représentés, on interrompra le travail le 1er Mai 1890. Première manifestation commune d'unité d'action internationale des travailleurs. En France, celle-ci se déroula dans un calme impressionnant et eut un effet immédiat : suppression du livret ouvrier, limitation à 10 heures de la journée de travail pour les femmes et les adolescentes, loi sur les accidents de travail, projet de loi sur les retraites ouvrières.
La fusillade de FOURMIES:
Le 1er mai 1891, est marquée par la fusillade de Fourmies (Nord). La troupe fait feu sur un cortège pacifique de jeunes gens et de jeunes filles désarmés qui voulaient fêter le 1er Mai. Plus d'une douzaine de morts. De nombreux 1ers Mai seront marqués par des violences contre les travailleurs dans un certain nombre de pays du monde.
En 1919, en France, la journée de 8 heures ayant été accordée par la loi du 23 avril 1919, le 1er Mai est l'objet de manifestations monstres dans le pays. A Paris, les manifestants se heurtent à la police et deux ouvriers sont tués.
Libérer les travailleurs:

Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère de grève, dans la mesure où ce jour est devenu un jour férié et payé, les organisations ouvrières ont toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation pour la libération des travailleurs.
Dans les pays socialistes, ce jour donne lieu à de gigantesques manifestations populaires et des parades de l'armée populaire. Toutefois, en Russie, le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international et de l'Occident, a transformé officiellement la journée en "Fête du muguet". Ce qui n'empêche évidemment pas les organisations ouvrières et communistes de poursuivre manifestations et mobilisations contre le nouveau régime.
Lettre ouverte à tous les parents méchants...
Lettre ouverte à tous les parents méchants.
Par un Neuropsychologue
Un jour, quand mes enfants seront assez vieux, pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme mes parents méchants m'ont dit :
Je t'ai aimé assez pour te demander où tu allais, avec qui, et quand tu serais de retour à la maison...
Je t'ai aimé assez pour être patiente jusqu'à ce que tu découvres que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain, n'était pas fréquentable....
Je t'ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deu xheures tandis que tu nettoyais ta chambre, une affaire de 15 minutes en principe !
Je t'ai aimé assez pour te laisser voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.
Je t'ai aimé assez pour te laisser assumer la responsabilité de tes actions mêm elorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon coeur.
Mais surtout, je t'ai aimé assez pour dire NON même quand je savais que tu me détesterais pour ça.
Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin, tu y as gagné aussi.
Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents«méchants», tu leur diras :
Vos parents étaient ils méchants? Les miens l'étaient. J'ai eu les parents les plus méchants du monde entier !
Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas, j'ai dû manger des céréales, des oeufs, et des légumes.
Quand d'autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner, j'ai dû manger de la viande, du fromage, des crudités et des fruits... Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux que ma maman nous a faits... Et vous pouvez deviner que ma mère m'a fait des dîners qui étaient différents de celui des autres enfants.
Mes parents ont insisté pour savoir où j'étais en tout temps. On aurait pu croir que j'étais enfermée dans une prison. Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux.. Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure, pour que ce soit seulement une heure ou moins..
J'avais honte de l'admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler. J'ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!), apprendre à faire la cuisine, passer l'aspirateur, faire mon lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels....
Je pense qu'ils se réveillaient la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à me faire faire...
Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité, juste la vérité et rien que la vérité. Au moment où je suis devenue adolescente, ils pouvaient lire dans mon esprit et avaient des yeux tout autour de la tête.
Puis, la vie est devenue vraiment dure ! Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner quand ils venaient me chercher. Ils devaient venir à la porte pour qu'ils puissent les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou13 ans, j'ai dû attendre d'en avoir 16.
À cause de mes parents, j'ai manqué beaucoup de choses que d'autres enfants on texpérimentées. Je n'ai jamais été prise pour vol à l'étalage, vandalisme, alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime. C'était «tout de leur faute».
Maintenant que j'ai quitté la maison, je suis instruite et une adulte honnête. Je fais de mon mieux pour être un parent méchant comme mes parents l'étaient.
Je pense que c'est ce qui ne va pas avec le monde aujourd'hui. Il n'y a pas assez de parents méchants!
Merci donc à toutes les parents qui ont été assez méchants dans notre jeunesse pour nous apprendre à être de méchantes bonnes personnes.
Stéphanie CHARIOT-AUCHERE
Neuropsychologue - Centre Hospitalier
55, rue Docteur Jean Michel
39000 Lons le Saunier
Par un Neuropsychologue
Un jour, quand mes enfants seront assez vieux, pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme mes parents méchants m'ont dit :
Je t'ai aimé assez pour te demander où tu allais, avec qui, et quand tu serais de retour à la maison...
Je t'ai aimé assez pour être patiente jusqu'à ce que tu découvres que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain, n'était pas fréquentable....
Je t'ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deu xheures tandis que tu nettoyais ta chambre, une affaire de 15 minutes en principe !
Je t'ai aimé assez pour te laisser voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.
Je t'ai aimé assez pour te laisser assumer la responsabilité de tes actions mêm elorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon coeur.
Mais surtout, je t'ai aimé assez pour dire NON même quand je savais que tu me détesterais pour ça.
Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin, tu y as gagné aussi.
Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents«méchants», tu leur diras :
Vos parents étaient ils méchants? Les miens l'étaient. J'ai eu les parents les plus méchants du monde entier !Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas, j'ai dû manger des céréales, des oeufs, et des légumes.
Quand d'autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner, j'ai dû manger de la viande, du fromage, des crudités et des fruits... Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux que ma maman nous a faits... Et vous pouvez deviner que ma mère m'a fait des dîners qui étaient différents de celui des autres enfants.
Mes parents ont insisté pour savoir où j'étais en tout temps. On aurait pu croir que j'étais enfermée dans une prison. Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux.. Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure, pour que ce soit seulement une heure ou moins..
J'avais honte de l'admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler. J'ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!), apprendre à faire la cuisine, passer l'aspirateur, faire mon lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels....
Je pense qu'ils se réveillaient la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à me faire faire...
Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité, juste la vérité et rien que la vérité. Au moment où je suis devenue adolescente, ils pouvaient lire dans mon esprit et avaient des yeux tout autour de la tête.
Puis, la vie est devenue vraiment dure ! Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner quand ils venaient me chercher. Ils devaient venir à la porte pour qu'ils puissent les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou13 ans, j'ai dû attendre d'en avoir 16.
À cause de mes parents, j'ai manqué beaucoup de choses que d'autres enfants on texpérimentées. Je n'ai jamais été prise pour vol à l'étalage, vandalisme, alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime. C'était «tout de leur faute».
Maintenant que j'ai quitté la maison, je suis instruite et une adulte honnête. Je fais de mon mieux pour être un parent méchant comme mes parents l'étaient.
Je pense que c'est ce qui ne va pas avec le monde aujourd'hui. Il n'y a pas assez de parents méchants!
Merci donc à toutes les parents qui ont été assez méchants dans notre jeunesse pour nous apprendre à être de méchantes bonnes personnes.
Stéphanie CHARIOT-AUCHERE
Neuropsychologue - Centre Hospitalier
55, rue Docteur Jean Michel
39000 Lons le Saunier
Egypte : le sexe après la mort est-il halal ?
L'Egypte va-t-elle autoriser les hommes à faire l'amour avec le cadavre de leur femme? Rapportée par le site de la chaîne saoudienne Al Arabiyya, la proposition fait grand bruit.
Le Conseil national des femmes (NCW) a même lancé un appel au Parlement égyptien dominé par les islamistes au sujet de deux projets de loi controversés:
Le mari peut avoir avoir des relations sexuelles avec sa femme morte dans les six heures qui suivent le décès, rapporte le site de la chaîne al-Arabiyya.
Souvent critiqué pour ses liens avec Suzanne Moubarak, la femme de l'ex-président égyptien, le NCW a tenu à adresser une lettre au porte-parole du Parlement égyptien écrite au nom des femmes du pays. Le Parlement égyptien est allé trop loin.
Cette idée saugrenue viendrait du Maroc. Le religieux marocain Zamzami Abdul Bari avait déclaré en mai 2011 que le mariage restait valable même après la mort. Il avait néanmoins précisé que les femmes pouvaient également avoir une relation sexuelle avec leur mari décédé. Voilà que l’idée fait son chemin et atteint les rives du Nil, rapporte le Mail Online.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les islamistes sont accusés de lancer des attaques contre les droits des femmes dans le pays.
«C'est incroyable. C'est une catastrophe de donner un tel droit au mari! Il y a-t-il des gens qui sont capable de penser cela?», a réagit le présentateur télé égyptien Jaber al-Qarmouty
L'Egypte va-t-elle autoriser les hommes à faire l'amour avec le cadavre de leur femme? Une affaire à suivre?
Le Conseil national des femmes (NCW) a même lancé un appel au Parlement égyptien dominé par les islamistes au sujet de deux projets de loi controversés:
- l’une sur l'âge minimum du mariage qui serait abaissé à 14 ans et,
- l’autre sur la permission donnée à un mari d'avoir des relations sexuelles avec sa femme morte.
Le mari peut avoir avoir des relations sexuelles avec sa femme morte dans les six heures qui suivent le décès, rapporte le site de la chaîne al-Arabiyya.
Souvent critiqué pour ses liens avec Suzanne Moubarak, la femme de l'ex-président égyptien, le NCW a tenu à adresser une lettre au porte-parole du Parlement égyptien écrite au nom des femmes du pays. Le Parlement égyptien est allé trop loin.
Cette idée saugrenue viendrait du Maroc. Le religieux marocain Zamzami Abdul Bari avait déclaré en mai 2011 que le mariage restait valable même après la mort. Il avait néanmoins précisé que les femmes pouvaient également avoir une relation sexuelle avec leur mari décédé. Voilà que l’idée fait son chemin et atteint les rives du Nil, rapporte le Mail Online.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les islamistes sont accusés de lancer des attaques contre les droits des femmes dans le pays.
«C'est incroyable. C'est une catastrophe de donner un tel droit au mari! Il y a-t-il des gens qui sont capable de penser cela?», a réagit le présentateur télé égyptien Jaber al-Qarmouty
L'Egypte va-t-elle autoriser les hommes à faire l'amour avec le cadavre de leur femme? Une affaire à suivre?
Libération conditionnelle: l’exception ne peut pas faire la règle...
Le “cas Martin”, au-delà de l’horreur qu’elle représente et de cette vérité que certains réclament (car la vérité judiciaire, elle, elle est faite), ne peut pourtant en aucun cas nous faire reculer. On ne peut pas, parce qu’on considère une affaire plus grave qu’une autre (aidés en cela par les médias), faire un bond en arrière.
Si Martin bénéficie d’une libération conditionnelle, c’est parce qu’un jour, à l’issue d’un procès d’assises, un jury populaire en a ainsi décidé en toute connaissance de cause: il n’a pas imposé à Martin une réclusion à perpétuité assortie d’une mise à disposition du gouvernement. Il l’a condamnée à 30 ans de réclusion, sachant très bien qu’elle pourrait demander une libération conditionnelle anticipée.
Au-delà de l’horreur, bien réelle de ce qu’a fait Michelle Martin, au-delà de la colère, compréhensible, que suscite son éventuelle libération conditionnelle chez certains, il faut absolument, je pense, prendre de la distance. Considérer la problématique dans son ensemble.
Le fait que les soeurs Clarisses aient décidé, et expliqué dans un communiqué on ne peut plus cohérent à mes yeux d’accueillir Michelle Martin nous rappelle encore une fois le fait qu’en Belgique, il n’y a rien ou presque pour accueillir des gens comme Michelle Martin et devrait nous faire réfléchir au fait que ce problème concerne bien d’autre gens à leur sortie de prison, que ce soit en conditionnelle ou non, d’ailleurs.
Sachant qu‘il n’y a rien ou presque pour faire en sorte que les prisons servent à quelque choseau-delà du simple enfermement de gens pour lesquels le système n’a même pas envie d’imaginer d’autres solutions de réinsertion, on peut effectivement s’inquiéter pour notre sécurité. Car que faire quand on sort de prison après parfois de nombreuses années dans des conditions épouvantables, avec zéro chance de trouver un boulot, zéro acquis en prison (où certains entrent sans même savoir lire), aucun sevrage, parfois aucun domicile, aucun papier et personne pour vous guider?
La libération conditionnelle est une possibilité offerte à des gens qui, condamnés à des peines de prison, peuvent envisager une sortie anticipée, moyennant certaines conditions, comme son nom l’indique.
Et ça, c’est fondamental.
Outre le fait qu’à titre personnel et pour les raisons expliquées sous le lien plus haut, je ne pense pas que dans ses conditions actuelles, la prison fasse du bien à qui que ce soit (sauf à y garder tout le monde ad vitam), il est fondamental de se souvenir que tout prisonnier est un être humain. Aussi monstrueux soit-il, il reste un être humain. Capable du pire et du meilleur. Et que si en effet certains prisonniers nous inspirent plus d’horreur que d’autres, la prison est dans la grande majorité des cas, un passage.
Dire à quelqu’un qui entre en prison qu’il aura, au terme d’une partie de sa peine, la possibilité de montrer son amendement, c’est lui dire “Tu as merdé, tu peux changer”. Ou mieux: “Tu peux fonctionner autrement, nous pensons que tu en es capable”. Et ce travail, même s’il est certes plus que grand temps de l’encourager au sein même des prisons, est possible pour un certain nombre de condamnés.
On peut décider que non. On peut décider qu’un mec qui est condamné à 30 ans doit purger 30 ans. On peut lui dire qu’il n’est pas dans notre catégorie d’humains. Qu’il n’est pas humain. Qu’il ne vient de nulle part, que rien ne l’a mené là et que rien ne pourra le rattraper. Qu’on ne croit pas en lui. Mais ce raisonnement est très dangereux. Et un peu facile. Ranger des gens dans des catégories, c’est commode. Mais ça ne fera avancer ni eux, ni l’humanité. C’est d’ailleurs à mon sens ce qu’on fait en maintenant nos prisons dans cet état catastrophique et leurs prisonniers dans un système plus abrutissant qu’autre chose.
Et alors, je ne donne pas cher de la peau du personnel pénitentiaire. Ni de la nôtre.
Il serait temps aussi de faire en sorte que certaines personnes n’aient jamais à entrer en prison. C’est possible. Moyennant un peu de volonté politique en matière de prévention.
Une double leçon de patience...
Un taxi à New York a écrit :
Je suis arrivé à l'adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné et puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.
« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.
Après une longue pause, la porte s'ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.
À côté d'elle, il y avait une petite valise en nylon. L'appartement semblait comme si personne n'avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.
Il n’y avait pas d'horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.
« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu'à la voiture? » dit-elle. J'ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.
Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.
Elle n'arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n'est rien », je lui ai dit « J'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »
« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle. Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m'a donné une adresse, puis demanda: « Pouvez-vous passer par le centre-ville ? »
« Ce n'est pas le plus court chemin », répondis-je.
« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressée. Je me rends au centre de soins palliatifs. »
J'ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n'ai pas de famille » reprit-elle d'une voix douce. « Le docteur dit que je n'en ai plus pour très longtemps. »
J'ai discrètement arrêté le compteur.
« Quelle route voudriez-vous que je prenne ? » demandai-je.
Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m'a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d'ascenseur.
Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d'un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.
Parfois, elle me demandait de ralentir en face d'un bâtiment particulier ou dans un coin et s'asseyait le regard perdu dans l'obscurité, sans rien dire.
Lorsque le soleil commença à rejoindre l'horizon, elle dit soudain: « Je suis fatiguée j’aimerai que nous y allions maintenant ».
Nous avons roulé en silence à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée.
Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.
J'ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.
« Combien vous dois-je? » m’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.
« Rien » lui dis-je.
« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.
« Il y aura d'autres passagers » ai-je répondu.
Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.
« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »
Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d'une vie qui se termine.
Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J'ai conduit sans but perdu dans mes pensées.
Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis parti sans attendre ?
Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.
Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.»
Morale écologique...
A la caisse d'un supermarché, une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à «l'écologie» et lui dit :
"Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! "
La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué :
" Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps."
Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta :
" Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps! "
La vieille dame admît qu'à l'époque,
on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau ; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
De mon temps,
on montait l'escalier à pied : on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux.
On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque,
on lavait les couches de bébé ; on ne connaissait pas les couches jetables.
On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge ; pas dans un machine avalant 3000 watts à l'heure.
On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.
À l'époque,
on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une soeur à l'autre.
C'est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque,
on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison ; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas.
Dans la cuisine,
on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'ELECTRABEL en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l'époque,
on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon ; on n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées.
À l'époque,
on travaillait physiquement ; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité.
Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque,
on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif ; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau.
On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo ; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
À l'époque,
les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.
À l'époque,
les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.
On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.
ALORS NE VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE !
Ca va, poussez pas !!!
Comme des milliers de navetteurs, j'utilise à présent les transports en commun (depuis que ma
De la bonne manière d'entrer dans la rame (ou le bus) : vous attendez sur le quai bondé. Vous n'avez qu'une hâte, bien sûr : vous engouffrez dans le wagon pour être le premier à récupérer une place assise. Mais pas besoin de vous agglutinez comme ça devant les portes : personne ne peut descendre, donc vous ne pourrez pas monter. Parfois, je me demande pourquoi les gens ont tellement peur de ne pas réussir à entrer dans le métro (ou le bus)... Ce qui fait que, pour en sortir, il faut jouer des coudes pour réussir à atteindre la porte, et encore se battre pour se frayer un passage entre ceux qui veulent prendre votre place. Le métro est une jungle où il faut se battre pour survivre. Et encore, ce n'est que le début.
De la bonne utilisation des strapontins : oui, vous avez eu une journée crevante. Comme tout le monde. Oui, vous avez mal aux pieds (mais quelle idée aussi de porter des escarpins aussi haut perchés ???). Comme tout le monde. Oui, vous en avez plein les lattes et vous rêvez de poser vos fesses et de ne plus bouger. Comme tout le monde.
Mais ce n'est pas une raison pour vous conduire en gros con parfait égoïste et pour emmerder tous les autres passagers. Alors c'est simple : "en cas d'affluence, merci de ne pas utiliser les strapontins". Vous ne comprenez pas le mot "affluence" ? Ou peut-être est-ce le mot "strapontin' ?
Je vous explique : dans le métro (et dans le bus), il y a des sièges fixes (souvent par bloc de deux ou quatre) qui ne se replient pas. Ceux-là, vous pouvez les utiliser quand vous voulez. Une petite exception : les femmes enceintes et les personnes âgées ont priorité, et c'est bien normal (autant vous dire que quand ce sera mon cas, je ne me ferai pas prier pour profiter de ce privilège...), donc on leur laisse la place.
En revanche, lorsqu'il y a beaucoup de monde dans la rame, on se lève de son strapontin pour faire de la place aux autres. Un strapontin baissé : une personne. Un strapontin levé : 2 personnes.
Personnellement, quand quelqu'un reste bien assis pendant que tout le monde est debout et serré comme dans un banc de sardines, je prends un malin plaisir à lui mettre mon gros sac de courses en plein dans la figure : le malotru finit généralement par se lever (pas parce qu'il pense aux autres, mais parce qu'il n'en peut plus d'avoir un poireau sous le nez).
De la bonne utilisation de la barre : bon, c'est bien, vous êtes debout. Mais avec ce chauffeur qui conduit comme un manche ce métro (ou bus) qui secoue, vous risquez de tomber à chaque instant. Heureusement, que la TEC a prévu de quoi se tenir. Tout d'abord, la barre de pole dance (mais si, vous savez bien, celle qu'utilisent les stripteaseuses) : une règle, une seule, on tient la barre d'une main, et on garde les deux pieds au sol, légèrement écartés pour garantir son équilibre. Et surtout, on ne fait pas comme ces affreux monstres égocentriques : on ne s'appuie pas de toutes ses forces sur la barre. Parce que les pauvres malheureux qui veulent se tenir ne peuvent plus passer leurs doigts et risquent la chute à chaque seconde. Ensuite, quand vous vous accrochez aux barres scellées au plafond, ayez bien en tête que vos aisselles sont au niveau des narines des pauvres malchanceux qui, comme moi, ne mesurent pas 1,80 m. Alors par pitié, n'oubliez pas la douche quotidienne et n'ayez pas peur d'abuser du déodorant. En vous r'merciant, m'sieurs dames.
De la bonne utilisation de sa bouche : qui dit "métro" (ou bus), dit "proximité". Donc, le savoir-vivre impose quelques règles permettant d'assurer l'harmonie de tous. On commence avec le portable : maintenant qu'on capte même dans les tunnels, le trajet en transport en commun est devenu un enfer. Les gens racontent leur vie la plus intime, persuadés - plongés comme ils sont dans leur conversation - que personne ne les entend. D'ailleurs, c'est tout comme : tout le monde fait comme s'il n'écoutait pas, alors que c'est tout le contraire.
Il n'y a pas que la diarrhée verbale qui pollue l'environnement sonore. Depuis quand les gens mâchent-ils du chewing-gum la bouche ouverte, ce qui, à chaque mouvement de mâchoire, d'une part laisse voir tout leur intérieur et d'autre part fait un bruit absolument répugnant ???
Enfin, je ne m'attarderai pas sur ceux qui écoutent de la musique tellement fort qu'on peut l'entendre d'un bout à l'autre de la rame (et ils écoutent rarement la Sonate au Clair de Lune, si vous voyez ce que je veux dire...).
Alors, je lance un appel à tous les navetteurs : par pitié, faites un effort... Si tout le monde appliquait ces quelques règles de politesse de base, les transports en commun seraient sûrement plus vivables.
Il resterait juste à se débarrasser des joueurs d'accordéons qui massacrent "La Vie en Rose" et on frôlerait la perfection (je sais, je m'emballe un peu quand même. Mais bon, c'est agréable d'avoir encore des rêves...)
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